Tour du monde des congés de maternité et paternité : où fait-il bon pouponner ?
Ah, le congé parental ! Ce doux mirage qui, selon votre passeport, peut vous permettre de vous transformer en parent zen et reposé ou en zombie caféinomane retournant au bureau avec des cernes en bandoulière. Mais heureusement, toujours bien habillé grâce au vestiaire stylé et bien pensé de Milk Away. D’un pays à l’autre, les politiques de congé parental oscillent entre le nirvana et la punition divine. Alors, où fait-il bon mettre un bébé au monde ? Spoiler : pas partout.
La Belgique : entre bières, frites et couches culottes
Allez, soyons chauvins et commençons par la Belgique. Chez nous, les mamans bénéficient de 15 semaines de congé maternité, dont une partie peut être prise avant l’accouchement. Les papas (et co-parents) ont droit à 20 jours, payés à 82 % pour les trois premiers jours, puis à 75 % (avec un plafond). Pas mal, mais vu qu’on est experts en compromis, on reste dans la moyenne européenne sans trop forcer.
Seul hic : en fonction du secteur, l’administratif peut vite ressembler à une chasse au trésor, où le goal ultime serait une feuille signée par toutes les instances possibles et imaginables.
Et si vous êtes indépendant ? Eh bien, vous avez droit à… un « congé parental » sous forme d’allocations ridiculement basses et d’un mois symbolique. Bonne chance pour gérer une start-up, un nourrisson, et la chasse au Graal qu’est une place en crèche. Spoiler : même avec toute la motivation du monde, le manque de solutions d’accueil et d’aides à la petite enfance transforme souvent l’équation en mission impossible. Mais ça, on en reparlera dans un prochain article.
Les rois du congé parental : ces pays où être parent est un sport national
Les pays nordiques : le Nirvana parental
Si vous rêvez de pouponner dans un cocon douillet, direction la Scandinavie. La Suède, la Norvège et le Danemark sont des exemples à suivre :
- Suède : 480 jours de congé parental à partager entre les deux parents, avec un taux de rémunération de 80 % du salaire pendant les 390 premiers jours. Bonus : si papa ne prend pas sa part, le ménage perd des jours de congé. Une manière maligne d'encourager l’égalité.
- Norvège : 49 semaines à 100 % du salaire, ou 59 semaines à 80 %. Certains en profitent pour aller élever des rennes ou fabriquer du pain bio. Tout est possible avec autant de temps.
- Finlande : 164 jours pour chaque parent, et le congé peut être pris jusqu’aux 2 ans de l’enfant. Parce que pourquoi se presser quand on peut cocooner en toute tranquillité ?
En bref, en Scandinavie, avoir un bébé, c’est presque une mission d’État.
L’Estonie : le champion méconnu
Surprise : 18 mois de congé parental payé à 100 % du salaire ! L’Estonie surclasse tout le monde, à tel point que certains Suédois commencent à regarder leurs voisins de l’Est avec jalousie.
Les cancres du congé parental : où il vaut mieux éviter de tomber enceinte
Les États-Unis : le Far West du congé parental
Si vous pensiez que les Américains étaient champions de la liberté (en vrai, au vu de l’actualité, plus personne n’y croit encore), détrompez-vous ! La liberté, c’est surtout celle de votre employeur de ne pas vous payer un centime pendant votre congé maternité. Il n’y a aucune loi fédérale garantissant un congé payé, et tout repose sur la bonne volonté des entreprises. Autrement dit, si vous n’avez pas la chance de bosser chez Google ou Netflix, vous accoucherez peut-être sur votre clavier en pleine réunion Zoom.
La Suisse : tout pour la finance, rien pour les familles
Vous pensiez que la Suisse, avec ses banques et son chocolat, était un eldorado ? Désolé de casser le mythe. Les mamans ont droit à 14 semaines de congé maternité, et les pères… tenez-vous bien… deux semaines. Oui, 14 jours pour découvrir que les bébés pleurent la nuit et qu’un biberon ne se prépare pas tout seul, qu'il soit de lait maternité, en poudre ou végétal.
Une situation qui rappellera quelque chose aux parents en Belgique à qui on laisse juste le temps d'apprendre à faire un nœud d’écharpe de portage… mais pas vraiment à partager durablement la charge parentale. Et pourtant, on vous file déjà quelques astuces sur le partage de l'allaitement dans notre article consacré au rôle du co-parent. Résultat : malgré quelques avancées, l’organisation familiale repose encore largement sur les épaules des mères, et l’égalité s’arrête souvent une fois passées les portes de la maternité.
La France : presque moderne, mais pas trop non plus
En France, les mères bénéficient de 16 semaines de congé maternité, pendant que le second parent dispose de 25 jours, soit environ cinq semaines, dont une partie obligatoire (histoire d’être sûr que le père voie au moins un change). Sur le papier, c’est plus généreux qu’en Belgique ou en Suisse. Dans la vraie vie, l’équilibre reste fragile : la maternité est longue, la paternité progresse… mais doucement, comme un bébé qui découvre la marche.
Le Japon : des chiffres en trompe-l’œil
Le Japon propose 52 semaines de congé paternité. Impressionnant, non ? Sauf que dans la réalité, seulement 5 % des pères osent le prendre. Pourquoi ? Parce que dans une culture où le présentéisme est roi, un père en congé parental est vite perçu comme un touriste en entreprise.
Et ce grand écart entre la loi et la vraie vie ne s’arrête pas là : en Autriche, les parents peuvent choisir entre 14 ou 18 mois de congé parental, avec au minimum deux mois réservés au père. Sur le papier, encore une belle avancée. Dans les faits, beaucoup de pères n’en prennent pas, ou à peine, pour les mêmes raisons : pression professionnelle, normes sociales bien ancrées et, disons-le franchement, un machisme encore très présent. Moralité : quand la culture ne suit pas, même les meilleures politiques restent en couche-culotte.
Les tendances émergentes : un espoir pour l’avenir ?
- L’allongement du congé paternité : en Espagne et en France, les pères bénéficient désormais de 16 à 28 jours de congé, un progrès lent mais certain.
- Le congé parental flexible : l’Allemagne permet aux parents de moduler leurs 14 mois de congé en fonction de leurs besoins.
- Des entreprises pionnières : certaines boîtes privées, comme Spotify et Patagonia, offrent jusqu’à 6 mois de congé parental payé à 100 %. Comme quoi, quand on veut, on peut.
En résumé, si vous voulez prendre votre temps avec bébé, partez en Scandinavie ou en Estonie. Si vous aimez les challenges et les nuits blanches immédiates, tentez votre chance aux États-Unis ou en Suisse. Quant à la Belgique, disons qu’on est dans la bonne moyenne… avec heureusement les frites en plus pour les fringales post-allaitement !
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Crédit photo : Unsplash - Ishak Raman
